Le Cercle historique et la revue
Terre de Durbuy

Située aux confins des terres luxembourgeoises, liégeoises et stavelotaines, à proximité des grandes voies de communication et de l'Ourthe, la Terre de Durbuy a toujours été une région de peuplement privilégiée.
La préhistoire, les périodes romaine et mérovingienne y ont laissé maintes traces. Alleu de Gothelon I, duc de Haute et de Basse Lotharingie au XIe siècle, cédée au Comte de Namur puis au Comte de Luxembourg au XIIIe siècle, tour à tour bourguignonne, espagnole, française, autrichienne, hollandaise, groupée autour du château féodal de Durbuy dans lequel elle a vu défiler les seigneurs, la Terre de Durbuy a traversé les époques avec des fortunes diverses.
Prospère au XVIe siècle, éprouvée au XVIIe siècle, isolée au XVIIIe siècle, elle a élaboré un patrimoine historique, artistique, architectural, patrimonial et paysager digne d'intérêt. L'actuelle Ville de Durbuy, née de la fusion de douze anciennes communes en 1976, s'ouvre aujourd'hui largement au tourisme, qui y trouvera de nombreux centres d'intérêt. Ces nombreux atouts sont décrits en détail sur le site officiel de la Ville de Durbuy.
Le Cercle historique "Terre de Durbuy" s'attache à faire connaître l'histoire de cette région. Il édite notamment, depuis 1981 sans sointerruption, une revue trimestrielle intitulée "Terre de Durbuy" (examinez la liste des numéros parus à ce jour, avec leur sommaire).

Dans le n° 91 (septembre 2004) de Terre de Durbuy, Bernadette Mailleux signe "Des pierres et des astres", qui révèle ce qu'est l'archéoastronomie. Il s'agit d'un extrait du catalogue de l'exposition "Mégalithomania", visible au Centre d'Exposition de Wéris jusqu'au 9 janvier 2005.
On découvre aussi les "Souvenirs du Ferrusien Joseph Missé, ancien combattant de la Guerre 14-18".
Enfin, François Bellin a collecté des textes relatifs à "La culture du chanvre au 19e siècle - De l'arrachage au tissage".
Dans le n° 90 (juin 2004) de Terre de Durbuy, François Bellin "A propos de la fermette de Hermanne", donne des détails sur l'immeuble figurant en couverture des numéros de Terre de Durbuy 2004.
Dans "Les Récollets à Durbuy, XVIIe-XVIIIe siècles", Jacques Delcourt raconte comment les franciscains Récollets ont marqué de leur présence la Ville et la Terre de Durbuy pendant plus d'un siècle et demi.
Enfin, François Bellin a résumé "Noirbroqua-le-Pendu", récit paru en 1937 sous la plume de J. Nosripe, alias Isidore-Joseph Pirson, né à Villers-Sainte-Gertrude en 1840 et qui écrivit cette histoire légendaire en 1895.
Dans le n° 89 (mars 2004) de Terre de Durbuy, Geoffrey Houbrechts et François Petit, du Département de Géographie de l'Université de Liège, proposent une étude très fouillée sous le titre "Evolution des techniques sidérurgiques pré-industrielles et aperçu des critères de localisation de la métallurgie en Terre de Durbuy" ou pourquoi et comment la métallurgie prospéra en Terre de Durbuy au XVIe siècle et jusque vers 1625.
En quatre pages, Jean Lizen évoque la mémoire de "Li p'tit Désiré", alias Désiré-Joseph Close, figure pittoresque de Jenneret.
Géry de Pierpont, dans "L'épopée du Canal de Meuse et Moselle", conte le rêve fou de Guillaume Ier d'Orange, roi des Pays-Bas, de relier la Meuse au Rhin, via l'Ourthe, la Woltz et la Moselle canalisées et un canal souterrain de plus de 5 km creusé dans la crête ardennaise entre les sources de l'Ourthe et de la Woltz.
Enfin, Jean Ninane évoque un "Drame au moulin de Houmart" survenu en mai 1646 (lors d'une fête familiale, un petit enfant est tué d'un coup de carabine intempestif) ; il expose comment la Justice mena l'enquête, documents d'archives à l'appui.

Dans le n° 88 (décembre 2003) de Terre de Durbuy, François Bellin évoque "Jadis à Barvaux, comment des enfants amélioraient l'ordinaire" : cueillette de fraises des bois, glanage de pommes de terre, récolte de crottins de cheval, cueillette de "gratte-cul", coupe de bois vert et ramassage de bois mort. François Bellin propose "La culture du froment au temps passé - Des semailles au battage", extrait de "La culture en Hesbaye liégeoise" de Léon Warnant (1949). François Bellin a également rassemblé des textes sur "Les veillées anciennes dans les villages ardennais", à l'époque où la télévision n'avait pas encore envahi les foyers. Gaston Lawarrée publie "Découverte exceptionnelle d'outils préhistoriques sur les communaux de Jenneret (Durbuy)", étude d'objets découverts par Jean et Stépahne Lizin. "Henri Hubert, messager malempréen (de 1867 à 1907)" est extrait de "L'Ame des humbles" (1912). Comme les autres messagers, Henri Hubert faisait la navette entre la ville et la campagne lointaine, sa charrette chargée de produits du terroir dans un sens et d'objets manufacturés et tissus dans l'autre, sur des chemins impossibles. Philippe Bastin livre quelques "Notes de toponymie barvautoise". Un écho également sur l'exposition 2004 à Wéris, intitulée "Mégalithomania".
Dans le n° 87 (septembre 2003) de Terre de Durbuy, Nicolas Contor propose "Le seigneur et la terre : les premières engagères de la Terre de Durbuy (1342-1471)" ; il y remet en question la date de 1411 comme celle de la première engagère de la Terre de Durbuy. François Bellin a rassemblé des textes relatifs à "Roger Champenois : "son" histoire", soit le fait divers qui a défrayé la chronique en Ardenne et au-delà en l'année 1964. Danielle Schokaert livre une étude architecturale de "La tour romane de l'église Saint-Martin de Bonsin". Nicolas Contor signe "Crainte et indépendance... : les seigneurs de Durbuy et le traité de Dinant". Enfin, le Chanoine Schmid conte "La mirifique légende moyenâgeuse de Geneviève de Brabant".
Dans le n° 86 (juin 2003) de Terre de Durbuy, François Bellin retrace l'histoire de "La chapelle Saint-Monon à Petit-Han", motif de la couverture de la revue en 2003. Ensuite, Nicolas Contor met en exergue "Gérard de Durbuy : destin d'un grand politique du Nord-Luxembourg", ou l'importance qu'a eue pour l'histoire de la Terre de Durbuy Gérard de Luxembourg, qui la dirigea dans la deuxième moitié du XIIIe siècle.
Dans son "Essai d'une recherche sur une implantation industrielle ancienne à Roche-à-Frêne", Antoine Lambert évoque quatre siècles d'activité industrielle au "Fourneau" de Roche-à-Frêne, qui était situé entre le pont de Roche-à-Frêne et le carrefour du Romain. François Bellin, dans "Souvenir d'une vie (1) par Auguste Ninane (1912-2002) de Tohogne" rend hommage à "un homme hors du commun, expert du bon vieux temps, amoureux du village et plus particulièrement de son église romane, de la nature, de la chasse et de la pêche".
Enfin, "Wéris, un village entre Ardenne et Famenne" présente le parcours "architecture rurale" que l'équipe du Musée a consacré à ce plus beau village de Wallonie.
Dans le n° 85 (mars 2003) de Terre de Durbuy, Jean-Pierre Gonay propose "Rétrospective Léon Sougné au centre culturel de Durbuy", consacré à l'artiste barvautois dont les talents de paysagiste étaient salués jusqu'à Paris. Aux éléments biographiques précis, l'auteur ajoute une réflexion intitulée "Comment aborder le paysage et le peintre paysagiste ?" L'article est illustré de six oeuvres, dont deux croquis au crayon (le château de Durbuy et la Gère à Barvaux) réalisés par Léon Sougné lors de ses repérages.
Le hasard fait bien les choses. Ainsi, la rétrospective Léon Sougné a eu lieu à la Maison Legros de Barvaux, où a vécu Hélène Legros, connue notamment pour ses lettres, publiées en partie par l'écrivain français Dominique Halévy sous le titre "Les Lettres d'Hélène". Dans le même n° 85, François Bellin signe un article intitulé "Les Lettres d'Hélène Legros de Barvaux S/O revisitées", qui développe certains aspects de la vie d'Hélène Legros à Barvaux à la fin du 19e siècle.
Ce sont par contre des pans pittoresques du passé de Jenneret qui sont révélés par Jean Lizen dans sa "Chronique d'une époque révolue ou Anecdotes pour servir à la "Petite Histoire" de Jenneret" : la kermesse, le théâtre, les marchands ambulants, les cérémonies religieuses, rappelleront de bons souvenirs.
Dans "Wéris, un site et deux centres d'information archéologique", Pascale Neuville et Philippe Bastin présentent les activités des musées de Wéris, et enfin, dans "Terre de Durbuy sur la toile", Philippe Bastin décrit le site internet consacré aux mégalithes de Wéris, aux musées, et aux activités du Cercle "Terre de Durbuy".

Dans le n° 84 (décembre 2002) de Terre de Durbuy, Nicolas Contor signe "La Terre de Durbuy au Moyen Age : une histoire délaissée", constatant que les sources relatives à l'histoire de la Terre de Durbuy se raréfient quand on remonte avant l'an 1500. Le même auteur (qui a consacré son récent mémoire de licence en histoire à la Terre de Durbuy) expose "Un cas de critique historique : l'affranchissement de Durbuy en 1331" : en fait, l'affranchissement de Durbuy devrait plutôt être situé entre 1275 et 1314. Suite à la création d'un nouveau pont sur l'Ourthe à Petit-Bomal, Maurice Fanon, dans "Bomal mars-avril 2002", évoque des souvenirs relatifs à l'ancien pont et à l'ancienne "maisonnette" du chemin de fer. Dans "Superstition et sorcellerie en Wallonie", Adolphe Jacoby donne quelques exemples de superstitions et croyances en Ardenne autrefois, tout comme Maurice Fanon dans " Nymphes et grimons de nos régions"On trouve enfin un "Tableau répertoriant les habitants, les professions et le bétail de la seigneurie de Villers-Ste-Gertrude en 1788" proposé par Jean Ninane.
Au sommaire du n° 83 (septembre 2002) de Terre de Durbuy, on trouvera Le monument funéraire de Léopold Joseph Lognoul près de l'église décanale de Ferrières, une étude signée L. Nys (complétée par F. Bellin) consacrée à un monument funéraire en fonte remontant à 1871, date du décès. Ensuite, François Bellin évoque " Li pèlèye dès tchènès (l'écorçage des chêneaux), technique ancestrale aujourd'hui disparue. Dans "Au temps des macrales", Jules Philippe parle de Marie âs potès, une prétendue sorcière ayant vécu dans la région de Burnontige au 19e siècle. "La vie dans nos forêts (extraits de "Chez nous au temps passé")" présente quelques outils anciens. Le baron de Favereau conte l'histoire d'une croix fichée dans un chêne de l'Indépendance (1930) dans "Jenneret. La croix de la Fosse". Dans "Jeneret : Les "merlettes" témoignent !", Victor Clavier fait parler une ancienne pierre tombale du mur du cimetière de Jeneret, celle où figurent trois merlettes, blason de l'illustre famille "du Chesne" dont l'auteur s'attache à relever d'autres traces. " Tirage au sort, conscrits et... réfractaires", textes rassemblés par François Bellin, remonte à l'ère napoléonienne et à la conscription. Comment on tirait le bon (ou le mauvais) numéro, comment on se soustrayait à l'appel. François Bellin ressuscite aussi "La glandée (ou panage) : un droit d'usage oublié de la forêt d'Ardenne". Enfin, François Bellin a puisé dans les archives d'Auguste Ninane quelques lettres qui sont autant de "Manoeuvres épistolaires relatives à la nomination mayorale de (François) Joseph Bair à Tohogne en 1908".
Au sommaire du n° 82 (juin 2002) de Terre de Durbuy, François Bellin fait l'historique du "Monument de la tombe Trine-Dujardin" , du cimetière de Barvaux (sujet de la couverture de l'année 2002). Jean Ninane émet "Quelques considérations sur la Cour de Verlaine à partir d'un délit de pêche", séance du 19 juin 1673. François Bellin retrace l'histoire de "Mathieu Laensbergh, auteur (imaginaire ou réel) du célèbre almanach liégeois". Le baron De Favereau emmène le lecteur au "Temps des processions", soulignant le pittoresque de ces cérémonies d'autrefois "où les fidèles se retrouvaient dans un heureux esprit de communauté paroissiale". Dans "Sous le régime féodal et l'Ancien Régime : la banalité", Paul Cugnon précise le sens des termes "ban" et "banalité" sous l'Ancien Régime. François Bellin enfin a rassemblé des textes relatifs à "La participation du Canada à la première guerre mondiale".
Au sommaire du n° 81 (mars 2002) de Terre de Durbuy, on trouvera " Prêtres de la Terre de Durbuy au XVIIe siècle ". Au long de ses recherches généalogiques, François Pasquasy, l'auteur, a relevé les noms de prêtres présentés comme ayant officié en Terre de Durbuy au XVIIe siècle. Pas moins de 217 prêtres sont ainsi mentionnés (classement alphabétique).
Dans " Li gade d'or : étude d'une légende ", Albert Barentsen décortique cette légende bien connue de la chèvre d'or, qui hanterait les ruines du château de Logne, mais également d'autres endroits semblables.
Dans son livre " L'Ardenne superstitieuse ", Louis banneux a relevé de nombreux présages amoureux qui, au siècle dernier, pimentaient les relations entre les jeunes gens des deux sexes. L'article " Présages amoureux en Ardenne septentrionale au début du siècle dernier " en reprend quelques-uns. Sait-on ainsi que, pour une jeune fille, rêver d'un chat signifiait la trahison du fiancé (à Forrière) ? Que la jeune fille qui souffle l'allumette avec laquelle le garçon vient d'allumer sa pipe ou son cigare souhaite être courtisée par lui (à Bovigny) ? Qu'une jeune fille ne doit jamais accepter un mouchoir de poche de son amoureux, car cela la fait pleurer (à Dochamps) ? Et bien d'autres exemples qui rappellent le bon temps où les jeunes hommes allaient " hanter " " al sîze " le dimanche dans les maisons où habitait une jeune fille. Toute une approche, qui pouvait déboucher sur une demande en mariage, strictement codifiée.
Un écho enfin sur l'exposition " Du Blé au pain ", qui a fermé ses portes à Wéris le 9 juin. Les animations pour les enfants continuent : chaque participant confectionne son petit pain qui est cuit dans le fournil restauré (renseignements au 086/21.02.19.).

Au sommaire du n° 80 de décembre 2001, on trouvera "En Ardenne, comment se nourrissaient nos ancêtres...", de Charles Pierard, qui décrit les habitudes alimentaires des ménages il y a cent ans, habitudes qui se résumaient à peu de choses, entre pain domestique et pommes de terre.
"Les détenteurs de la Seigneurie de Tohogne, du XIIIe au XVIIIe siècle", de G.-J. Ninane, raconte l'histoire de l'ancienne maison seigneuriale, toujours visible Rue de Presseux, à proximité de l'église romane.
"Les sorcières d'Izier... et d'ailleurs", signé Maurice Fanon, retrace quelques procès de sorcières en Terre de Durbuy qui fut, paraît-il, "spécialement cruelle au sujet de ces pauvres créatures" aux XVIe et XVIIe siècles.
Philippe Bastin part "Sur la trace des Wallons de Suède". Dans la région de l'Uppland, au nord-est de Stockholm, que reste-t-il de l'épopée de ces travailleurs partis à l'appel de Louis de Geer, et dont le savoir-faire a donné à la Suède une renommée mondiale en matière de métallurgie ? En route pour la visite guidée.
Enfin, "La Guerre de la Vache (1265-1278)", de Louis Marlair, parle de ce conflit, parti, dit-on, du vol d'une vache, et qui opposa le prince-évêque de Liège à la famille de Beaufort, soutenue par le duc de Brabant. Pillages et destructions en terres namuroise, liégeoise et brabançonne ne se comptèrent plus durant ces années de guerre..
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Au sommaire du n° 79 de septembre 2001, on trouvera "Aspects de la vie de Villers-Sainte-Gertrude et des villages qui l'entourent au XVIe siècle", par Fernand Pirotte. Voies de communication, communautés, population et mode de vie, métallurgie sont les thèmes abordés.
"Histoires de loups, d'ici et d'ailleurs", de François Bellin, rappelle ce temps où les loups pullulaient dans les forêts d'Ardenne, rapportant quelques anecdotes et terminant par les loups et l'iconographie des saints.
"Répartition de la population du Quartier de Durbuy en 1766", est extrait par François Bellin de "Le Duché de Luxembourg à la fin de l'Ancien Régime-Atlas de géographie historique" par Françoise Mirguet.
François Bellin conte encore les "Origines légendaires de la chapelle et de l'ermitage de Fays/Saint-Antoine". A l'origine, une statue de saint Antoine aurait été installée par un berger de Burnontige qui s'était égaré et avait retrouvé son chemin après avoir invoqué le saint.
Adolphe Jacoby évoque quelques "Figures d'antan : le rebouteur-le chemineau-les bohémiens-les marchands ambulants-le sacristain", et, de l'abbé Edmond Marquet, "Déportation de 13 jeunes gens d'Erezée durant la guerre 14-18 - Anecdotes relatives à l'évasion de plusieurs d'entre eux" (extrait de son livre "Un mort et enterré qui parle... - Souvenirs de Guerre et d'Erezée", 1919).
Terre de Durbuy paraît quatre fois par an. Le montant de l'abonnement est de 15 €, port inclus. La somme peut être versée au compte 068-2210574-68 de l'asbl "Terre de Durbuy".
Les anciens numéros peuvent être achetés séparément (virement de 3.75 € par numéro, plus 1.25 € de frais de port).
Contact : Cercle historique "Terre de Durbuy" asbl, Place Arsène Soreil, 7 à 6940 Wéris.
Tél. 086/21 02 19 - fax 086/21 00 69.
(hors de Belgique : remplacer 086 par 32 86).
